Homme qui allume un feu en hiver

10 conseils de survie en forêt

 

Lorsqu’on part en pleine nature, il vaut mieux savoir se débrouiller ! La survie en forêt n’est pas un sport ou une activité en soit. Elle se compose de techniques et d’actions qui permettront de demeurer vivant en attendant les secours. En effet, même lorsqu’on est bien préparé, un incident peut survenir. Si le matériel vous fait défaut ou si vous vous égarez ou vous blessez lors d’une randonnée, vous serez heureux de maîtriser les bases de la survie en forêt. Voici quelques trucs qui vous aideront à tenir le coup en cas d’incident, mais qui ne valent évidemment pas une formation complète en survie en forêt.

 

 

1   Trousse de survie 

En forêt, vous devriez garder en tout temps certains items qui, en situation d’urgence, pourraient vous sauver la vie. Cette trousse devrait occuper un minimum d’espace. Idéalement, vous rangerez dans un contenant imperméable les articles suivants : des allumettes imperméabilisées dans un emballage étanche, un briquet, une gourde, quelques pastilles pour désinfecter l’eau, quelques cubes de bouillon et sachets de sucre/bonbons sucrés, au moins un pansement, une aiguille, un sifflet, une couverture, de la corde, du fil à pêche, un petit miroir, une lampe de poche, une boussole ainsi que de quoi écrire.

 

 

2   Boire 

L’hydratation est primordiale pour la survie. Si vos réserves s’épuisent, vous pouvez boire l’eau que vous trouverez dans la nature, mais pas n’importe comment ! Méfiez-vous de l’eau stagnante (lac, marais, etc.), qui risque de vous rendre malade. L’eau de pluie, la rosée, la neige fondue et l’eau de la nappe phréatique (que vous trouvez en creusant le sol) sont plus sécuritaires, mais il convient de les faire bouillir et, idéalement, de les traiter à l’aide d’un comprimé de purification avant la consommation.

 

 

3   S’alimenter 

L’humain peut survivre jusqu’à trois semaines sans manger. Toutefois, il perd rapidement ses forces s’il ne s’alimente pas. Faites durer vos réserves le plus longtemps possible, quitte à avoir l’estomac creux. Ensuite, vous pouvez manger des végétaux (baies, plantes, noix ou champignons), mais il est préférable de se renseigner un peu avant de partir, puisque certaines de vos trouvailles pourraient être toxiques. Les champignons amers, qui produisent un liquide laiteux, ne sont pas comestibles. En revanche, vous pouvez manger sans crainte les fougères, les racines de quenouilles, les roseaux, les noix, l’écorce des arbres et d’autres nombreuses fleurs et plantes. Les insectes sont aussi une bonne source d’énergie facile à dénicher. La chasse et la pêche sont plus complexes, surtout pour un débutant. Rappelez-vous que la forêt est un écosystème très favorable à la survie; avec de l’imagination, vous y trouverez toujours de quoi manger.

 

 

4   Allumer un feu 

Pour allumer un feu, rien ne vaut des allumettes ou un briquet. Il est possible d’allumer un feu même dans des conditions très humides. Du carton paraffiné est un bon combustible par temps mouillé. Par ailleurs, sachez que l’écorce du bouleau brûle très bien. N’oubliez pas de protéger l’aire où vous allumez votre feu avec des pierres, pour éviter un incendie. Les méthodes pour allumer un feu sans allumettes ni briquet, si elles ne sont pas purement folkloriques, sont peu efficaces et fastidieuses. Rien ne vaut la préparation !

 

 

5 S’abriter 

Si vous avez une couverture, vous pouvez bâtir un abri de fortune avec celle-ci et quelques branches d’arbre. Sinon, creusez le sol et protégez votre trou comme vous pouvez. L’hiver, construire un abri de neige vaut mieux que de rester à l’air libre.

 

 

6   Ne paniquez pas 

L’ennemi numéro 1 de la survie en nature est la panique. Si vous avez perdu le contrôle sur la situation, ne perdez pas en même temps le contrôle sur vous-même. Tentez de demeurer calme et d’agir rationnellement, coûte que coûte.

 

 

… seul face à un ours : quoi faire ?

 

C’est une des grandes craintes des amateurs de plein air : se retrouver en forêt, seul face à un ours. Bien que les ours évitent généralement les humains, une rencontre inopinée peut survenir. En présence de cet animal aussi grand que fort, il faut savoir réagir de la bonne façon pour assurer sa sécurité. Voici quelques petits conseils que tous les campeurs devraient mémoriser.

 

 

Au Québec, les ours qui peuplent nos forêts sont des ours noirs. Ils ne sont pas naturellement agressifs et on estime que les chances de se faire attaquer par l’un d’eux sont plus faibles que celles d’être frappé par la foudre ! Quoi qu’il en soit, il vaut mieux être préparé au pire…

 

 

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Si vous apercevez un ours noir lors d’une promenade en forêt, il ne faut surtout pas que vous vous en approchiez pour mieux le voir. Si vous êtes à bonne distance et que vous croyez que l’ours ne vous a pas vu, éloignez-vous calmement. Ne quittez pas l’animal des yeux et ne courez pas ! Essayez d’agir le plus normalement possible.

 

 

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Si l’ours a remarqué votre présence, faites en sorte qu’il ne se sente pas attaqué ou coincé. Donnez-lui la possibilité de fuir. Reculez tranquillement en lui parlant sans arrêt, d’une voix ferme, mais calme. Regardez en sa direction, mais ne le fixez pas dans les yeux. Essayez de paraître plus gros que vous ne l’êtes en réalité, par exemple en levant les bras au-dessus de votre tête. Si l’ours auquel vous avez affaire est une femelle accompagnée de ses oursons, ne vous placez pas entre les bébés et leur mère, car les ourses sont très protectrices envers leurs petits.

 

 

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Dans le cas où l’ours s’approche très près de vous, commencez par laisser tomber toute la nourriture que vous pourriez avoir sur vous (règle générale, les ours ne s’approchent des humains volontairement que s’ils manquent de nourriture). S’il continue à s’avancer, il peut être efficace de crier, de lancer des objets ou d’utiliser un sifflet, voire un vaporisateur de poivre de cayenne pour l’effrayer. Souvenez-vous que, face à un ours, il est inutile de courir, car s’il vous prend en chasse, il sera plus rapide que vous. L’ours est également un meilleur grimpeur que les humains, alors n’imaginez pas trouver refuge dans un arbre. Si l’animal s’apprête à s’en prendre à vous, il faut tout mettre en œuvre pour le faire fuir.

 

 

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Si l’ours noir vous attaque, il ne sert à rien de faire le mort. Cette tactique est efficace avec une autre espèce, le grizzly, qui vit plutôt dans les forêts de l’Ouest. La meilleure attitude à adopter si l’ours vous agresse est de vous défendre de la manière la plus énergique qui soit, en criant très fort et en frappant la bête. Le but est de l’effrayer afin qu’il prenne la fuite.

 

 

Pour éviter une confrontation avec un ours noir, la meilleure solution est encore la prévention. Lors de vos randonnées, essayez de vous déplacer en groupe si c’est possible. Si vous êtes seul, faites le plus de bruit possible : sifflotez, marchez à pas lourd, faites craquer les feuilles et les brindilles sous vos pas, etc. Les ours, avertis de votre présence, seront plus prompts à vous éviter qu’à vous attaquer. Restez à l’affût de votre environnement : gardez les yeux et les oreilles ouverts ! Finalement, évitez de porter du parfum et assurez-vous de bien ranger toute nourriture dans des contenants hermétiquement clos. Si vous croisez un ours au comportement louche lors d’une randonnée, vous devriez signaler cette rencontre à S.O.S Braconnage.

 

 

 

 

TROUSSE DE SECOURS

Quand on décide de prendre des vacances en pleine nature, il vaut mieux être bien préparé en cas d’incident. Que vous partiez seul, en famille ou entre adultes, il est indispensable de se munir d’une trousse de pharmacie. Il est préférable de voyager léger, mais dans l’éventualité d’une mésaventure, vous serez heureux d’avoir prévu le coup ! Prenez bien soin de transporter les produits liquides dans des contenants de plastique ergonomiques et incassables. Choisissez idéalement une trousse en tissu imperméable, moins lourde qu’une boîte de métal.

 

 

Contenu de la trousse

 

  • De l’eau stérilisée : il est mieux de nettoyer les plaies avec de l’eau stérilisée. On la trouve en pharmacie, sous forme de petites ampoules de plastique.

 

  • Du désinfectant : que vous choisissiez un vaporisateur ou des lingettes imbibées de produit, le désinfectant vous sera utile en cas de coupure, d’éraflure et même de brûlure.

 

  • Une petite pince à épiler : elle se révélera très utile pour extraire une écharde ou une épine qui se serait enfoncée sous la peau.

 

  • Des pansements adhésifs de différents formats : choisissez-les imperméables et ne lésinez pas sur la qualité du produit. Les risques d’infection sont accrus en camping, c’est pourquoi il est important de bien recouvrir les plaies. N’oubliez pas de vous munir de pansements à ampoules, surtout si vous êtes friand de randonnée pédestre !

 

  • Des bandages aux formats variés, de la gaze, des petits ciseaux et du ruban adhésif : en cas de blessure plus sévère, vous ne pourrez plus compter sur les simples pansements adhésifs !

 

  • Gants chirurgicaux : il est toujours recommandé d’utiliser des gants stériles lorsqu’on manipule une plaie, pour diminuer les risques d’infection.

 

  • Onguent antibiotique : ce type d’onguent permet d’éviter les infections et accélère souvent le processus de guérison.

 

  • Lotion à la calamine : ce produit apaise les brûlures légères, les coups de soleil et les piqûres d’insectes.

 

  • Crème solaire et chasse-moustique : parce qu’il vaut toujours mieux prévenir que guérir !

 

  • Des comprimés de différentes sortes : sans trimballer tous les flacons de votre pharmacie, ayez sur vous quelques-uns des comprimés les plus importants (antidouleur, anti-inflammatoire, anti-nausée, anti-diarrhée, antihistaminique). Rangez-les dans un contenant sécuritaire ou utilisez une dosette à compartiments (si vous craignez de ne pas savoir les différencier les uns des autres).

 

  • Manuel de secourisme : lors d’une aventure dans les bois, il est préférable qu’un des membres de l’équipage soit un secouriste chevronné. Toutefois, que ce soit ou non le cas, apportez un manuel de secourisme. Pensez à y noter les numéros de téléphone d’urgence (centre antipoison, hôpital de la région, etc.).

 

  • Une fois que vous avez rempli votre trousse, il vous reste encore à vous assurer que les besoins particuliers de chacun ont été pris en considération. Par exemple, beaucoup de gens ont des allergies et doivent avoir en tout temps avec eux un auto-injecteur. Asthmatiques et diabétiques ont également des besoins particuliers. Veillez à ce que personne n’oublie ses médicaments personnels. Finalement, il est important de s’assurer que tout le monde a reçu un vaccin antitétanique au cours des dix dernières années.

 

Vous voilà enfin prêt à passer de belles vacances… en toute sécurité !

 

 

 

 

Texte : Jeanne Dompierre

 

 

 

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