Destination de l’Afrique du Sud à la Zambie

De l’Afrique du Sud à la Zambie

 

Je débute ce long périple d’un mois par l’Afrique du Sud. Nous sommes au mois d’avril, et en Afrique, c’est le début de l’hiver. Les températures sont fraîches et la saison des pluies tire à sa fin. Les températures oscillent entre 15oC et 30oC sans l’humidité de l’été.

Le Cap

Après un long vol depuis Montréal, je touche enfin le sol. La ville du Cap est magnifique et mon hébergement se trouve tout près du quai Albert dock. Je suis dans la zone touristique de la ville et je n’ai pas l’impression d’être en Afrique tellement il y a de touristes occidentaux. Des façades aux tons éclatants de Bo-Kaap en passant par le sommet de Lion Head offrant une vue exceptionnelle sur la ville, je suis immédiatement séduit.

Cape Point

Je m’embarque pour la journée dans un tour organisé pour la visite de Cape point, qui est situé à  l’extrémité d’une péninsule rocheuse à la pointe méridionale du Cap de Bonne-Espérance. Mon tour comprend une descente à vélo serpentant un paysage magnifique où je croise des autruches et des zèbres qui sont eux aussi en direction de la pointe du continent. Nous arrêtons également à Simon’s Town et sa Boulder beach pour observer les manchots sur la plage.

 

Johannesburg

À première vue, Jo’burg comme la surnomme les locaux, n’est pas sécuritaire et même plutôt une des plus dangereuses villes au monde. Par contre, en lisant bien sur cette ville, on repère des quartiers extrêmement sécuritaires comme Brammfontein et Maboneng qui sont sous surveillance 24 heures sur 24. Je me suis déniché un petit (hostel) dans ce dernier quartier.  Un micro quartier d’à peine quelques pâtés de maisons. On y trouve des boutiques de créateurs, des galeries d’art,  des restaurants, des bars, hôtels et différents lieux culturels.

 

Soweto (South Western Township)

Soweto est une banlieue noire située à 15 km au sud-ouest de Johannesburg. Pour la visiter, j’ai opté pour un tour organisé d’une journée, avec un guide local. Ce petit ghetto est d’une pauvreté extrême et nous marchons parmi les habitants heureux de nous accueillir.  Ce genre de visite peut ressembler à du voyeurisme, mais le montant déboursé pour la visite est réinjecté dans le village pour la construction d’écoles et d’infrastructures. Les rencontres sont touchantes et remplies d’émotions.

Voiture

Depuis quelques jours, je redoute le moment où je prendrai ma voiture de location pour une semaine

C’est que la conduite se fait à gauche et le volant est situé à droite dans la voiture. Les voitures sont également seulement à transmission manuelle.  Finalement je m’y habitue assez rapidement et je me rends compte que la circulation est très lente et les gens respectueux. Je suis maintenant libre de me déplacer à ma guise.

Le parc Kruger

Avec ma voiture j’entre dans le plus grand parc d’Afrique du Sud. Le parc national Kruger est une des plus grandes réserves d’Afrique et un des plus grands sanctuaires sauvages du monde avec une superficie totale dépassant les 20 000 kilomètres2. J’y entre par la porte de Numbi pour en ressortir, la journée même, par celle de Phabeni. Il y a une dizaine de portes d’accès pour entrer dans le parc. J’y croiserai de nombreux éléphants, zèbres, antilopes.  Il est interdit de sortir de sa voiture à part dans les aires sécurisées de parc. On peut explorer le parc en voiture grâce à une route goudronnée longue de 414 km et à de nombreuses pistes bien entretenues qui sillonnent la brousse. Cependant, on a beaucoup plus de chances d’apercevoir des animaux en participant à l’un des safaris organisés. Avec ma petite voiture, je ne peux m’aventurer sur les routes cahoteuses où se cachent les plus impressionnants animaux de la savane…

 

Elephant Whisper de Hazyview

Elephant Whisper est, à mon avis, une attraction qui ressemble plus à un numéro de cirque qu’à un sanctuaire.  Après une courte explication sur le centre et la présentation des six éléphants, le dresseur fait coucher un éléphant par terre afin que les gens puissent le toucher et faire des photos à la chaîne. J’ai eu droit à un tour d’éléphant gratuit grâce à James, le propriétaire, qui appréciait mon look Indiana Jones.

Le Zimbabwe

Je suis dans la ville de Victoria falls dans le nord du Zimbabwe, à quelques kilomètres des plus spectaculaires chutes d’eau du monde. Les chutes Victoria sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette curiosité naturelle unique au monde a une largeur de plus de 1,7 kilomètre et se jette dans le vide à plus de 108 mètres de hauteur.  La saison des pluies, qui s’étend d’octobre à mars, est terminée et l’eau coule à flots. Pendant la nuit, je peux très bien entendre son grondement. La visite se fait avec un imperméable, mais je suis ressorti des sentiers complètement trempé, mais fort impressionné. L’eau est tellement puissante que j’ai peine a distinguer clairement les chutes. En fin de journée, il m’est aussi possible de prendre un petit tour en bateau pour me rendre en amont des chutes, sur le fleuve Zambèze, pour observer les hippopotames et les crocodiles le long des berges. Ça et le coucher de soleil africain sur le Zambèze sont mémorables.

 

Les baobabs

Je décide de traverser, à pied, une petite réserve en banlieue de la ville où au bout du chemin, je tomberai sur quelques gros baobabs. Ça m’a pris au moins une heure de marche, même si, à l’entrée du parc, il est bien indiqué de rester dans sa voiture et de ne sortir sous aucun prétexte… Il n’y a aucune circulation et la seule voiture qui est passée s’est arrêtée pour me dire de bien faire attention au gros éléphant tout près des baobabs, car il est parfois furieux. Pas rassurant du tout et quelle frousse j’ai eue durant ce trajet à regarder de tous côtés et à écouter les moindres craquements. Heureusement pour moi, seule une famille de phacochère m’a dévisagé, mais ils m’ont tout de même foutu la trouille. La récompense? Des arbres millénaires géants qui semblent avoir les racines en l’air. Les baobabs ont une durée de vie se situant entre 1 000 à 2 000 ans et une taille de 20 mètres de hauteur. Leur largeur est exceptionnelle et leur tronc peut approcher 30 mètres de circonférence.  Il existe huit espèces de baobabs recensées dans le monde. L’une vit sur le continent africain, une autre pousse en Australie, et six sont présentes à Madagascar.

La Zambie

Le lendemain matin j’entreprends une marche de 16 km vers le nord qui me mènera à la ville de Livingstone au Zambie. Je traverse le pont qui sépare les deux pays et qui surplombe le fleuve Zambèze. Sous le pont, un immense arc-en-ciel et de braves touristes qui se jettent du pont en « bungie » directement dans l’immense anneau de couleur. Je passe ensuite les formalités douanières des deux côtés de la frontière, paie mon visa et serre plusieurs mains comme je le fais depuis le début de mon arrivée en Afrique. Les Africains sont un peuple très chaleureux et toujours curieux d’en apprendre sur notre provenance. Alors commence une magnifique marche sur le bord de la route T1, saluant les gens qui me dépassent à vélo, les taxis qui m’offrent un lift et les singes qui se foutent de moi. Je prends plusieurs poses et offre des noix et des pommes aux gens qui vendent toute sorte de choses. Toujours les mêmes questions : D’où viens-je? Pourquoi je marche? J’adore les Africains.

 

Le “walking” safari

De Livingstone, j’embarque dans un jeep en direction du parc Mosi oa Tunya pour un safari à pieds

J’ai deux guides, un expert en traçage de tout genre et l’autre armé d’une mitraillette au cas où? Dans la savane, il n’y a pas que des gentils. Nous cherchons les rhinocéros pendant des heures en croisant des zèbres, des antilopes, le tout sous un soleil de plomb. Après trois heures nous trouvons ces mammifères herbivores étendus à l’ombre. J’ai les pieds qui me piquent atrocement et je pense qu’il y a probablement plein de fourmis dans mes chaussures. À la fin du safari, moi et les autres touristes nous nous empressons d’enlever nos souliers pour trouver des dizaines de petites épines qui ont pénétré dans nos souliers. Pas pour rien que nos guides portent de grosses bottes en caoutchouc.Tout à coup, mon guide regarde mon tatouage sur mon bras et me demande s’il peut le prendre en photo?! Bien sûr que oui. « Clic » et aussitôt sur sa page Facebook en plein milieu de la savane. WOW, impressionnant et surtout hors contexte! On a beau être très loin de la civilisation, les Africains sont constamment à leur téléphone.

Quelle que soit l’approche, ce voyage en Afrique m’a mené à la rencontre d’un peuple accueillant et m’a fait découvrir un territoire envoûtant. Des chutes Victoria, à la brousse animale, mon aventure en Afrique m’a emmené droit au cœur du berceau de l’humanité.

 

Température :

L’Afrique du Sud se situe dans l’hémisphère sud. Ses saisons sont donc inversées par rapport à l’Europe et l’Amérique du Nord. Quand c’est l’été en Amérique, c’est l’hiver en Afrique du Sud. Les mois de décembre, janvier et février correspondent donc à l’été austral. L’hiver austral correspond à la période de mai à septembre.
S’y rendre : par avion

Aller : Vol de Montréal -Munich (Allemagne)- Cap Town (Afrique du Sud)

Retour : Lusaka (Zambie)- Addis Abeba (Éthiopie)-Munich (Allemagne)- Montréal

Environ 1500$ aller-retour

 

Transport :

Véhicule de location en Afrique du Sud : Golf Vivo manuel  210$/semaine

1.75$ le litre d’essence

Autobus climatisé et avion

 

Hébergements :

Les Guesthouses et auberges de jeunesse sont très économiques et ordinairement très propres.

 

À savoir :

Aucun visa n’est exigé pour l’Afrique du Sud. Visa obligatoire pour le Zimbabwe et la Zambie disponible à la frontière ou à l’aéroport.

Argent :

Plusieurs guichets automatiques en ville pour les retraits en devise locale.

 

 

Texte et photos : Daniel Charbonneau

Daniel a passé 20 ans à parcourir la planète. Après avoir fait quelques tours du monde, avoir visité plus de 75 pays sur les 5 continents, parcouru toute la Terre sainte, marché sur la Muraille, touché le Taj Mahal et Pétra, flotté sur la mer Morte, vu Angkor Vat, mangé une panoplie d’insectes, il a visité l’Iran, les territoires Palestiniens, traversé des frontières à pied et à vélo, côtoyé la joie, la pauvreté et la mort dans un hôpital de Delhi. Et ce n’est pas fini…

 

Pour tout savoir sur les voyages de Daniel:

conferencevoyage.ca

facebook.com/conferencevoyage.ca

 

 

 

 

 

 

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